17iem Edition de l'instance Permanent des Nations Unis Sur la question des Peuples Autochtones.

17iem Edition de l'instance Permanent des Nations Unis Sur la question des Peuples Autochtones.

NEW YORK, USA 19/04/2018

Madame la présidente:
Mesdames et Messieurs:
Depuis la création des Etats postindépendance au Sahara dans les années 1960, mon peuple, les Touaregs, ont subi les conséquences du changement climatique. Les gouvernements de nouveaux Etats à savoir, le Mali, le Niger, l’Algérie et la Libye nous ont imposés des lois restreintes qui nous ont empêchées de vivre librement sur nos terres.


Madame la présidente :
Frères et sœurs :
Ces gouvernements se sont emparés de nos terres et ne nous ont pas permis de mener librement et avec dignité notre mode de vie traditionnelle protégé par la déclaration de Nations Unis sur le droit des peuples autochtones à s’autogérer eux même. Par exemple, plus de 48 ans le gouvernement du Niger ensemble avec la multinational Française AREVA empoisonnent nos nappes souterraines, de l’air et la terre avec le gisement d’uranium. En plus, le gouvernement Nigérien a distribué en toute violation des articles 10 et 26 de Nations Unis sur le droit des autochtones nos terres ancestrales de pâturage aux multinationales étrangères sans nous consulter. Ensuite je prends le cas du Mali là où le gouvernement central n’a pas respecté d’appliquer l’accord de paix signé il y a 3 ans de cela entre le gouvernement Malien et les mouvements indépendantistes Touaregs. Enfin, de l’autre côté de la Libye, le gouvernement actuel internationalement reconnu ne reconnait pas certaines Touaregs nés en Libye en tant que des citoyens Libyens parce qu’ils manquent des numéros de sécurité sociale, qui n’est jamais mis à leur disposition, ce qui est en violation de l’article 6 de Nations Unis sur les droits des peuples autochtones. Tous ces gouvernements ont échoués à nous mettre à l’abri des maraudeurs et des terroristes alors que notre seule souhait est de vivre en paix sur nos terres et cohabiter harmonieusement avec nos voisins. Mesdames et Messieurs, ces pratiques mentionnées ci-dessus par ces gouvernements sont contre les droits de base des peuples autochtones c’est ainsi que nous suggérons que ces lois soient abolies afin que nous puissions vivre en harmonie et les mêmes droits que les autres citoyens. Nous comptons sur les Nations Unis d’inclure le dossier Touareg dans son prochain rapport intitulé Special Rapporteur sur les droits des peuples.
Madame la présidente :
Nous plaidons que les Nations Unis, les Etats membres et toutes les parties prenantes concernées de travailler avec nous, les peuples autochtones pour l’exécution l’agenda 2030 dénommé : Ne laissant personne derrière.
Mes camarades les représentants de différents peuples autochtones et les Etats membres :
Ces déclarations que j’ais mentionnées sont cruciales pour la survie de mon peuple les Touaregs, les seigneurs fiers du Désert. Au cas échéant, le peuple Touareg risque de disparaitre à jamais.
Je vous remercie !


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